La vraie vie Album

Artist(s): Bigflo & Oli

Cover Art

Bigflo & Oli La vraie vie Cover Art

Tracklist

La vraie vie

length: 8:07

Premiers mots du deuxième album, faut pas que j'me rate, faut qu'je
Putain merde, merde!

Premiers mots du deuxième album, la page est raturée
L'âme est saturée, j'ai carburé pour m'assurer de
Non, y a trop de gens qui comptent sur nous
(OK)

Premiers mots du deuxième album, toujours avec mon frère
On était venus en paix, et on revient en guerre
On a touché le ciel, cette fois on touche le soleil
On a ouvert nos cœurs, donc ouvre grand tes oreilles
J'ai croisé des démons, avec leurs belles toisons
Ils voulaient prendre mon talent, le transformer en poison
J'ai dit "non", alors ils ont reculé
Puis j'ai rappé un texte et la lumière, les a brûlés
L'amour que j'ai pour mon frère est toujours vainqueur
Même la mort ne pourrait le stopper
Car s'il meurt, je l'aurai toujours dans mon cœur
Et il me tardera de partir pour le rejoindre, de l'autre côté
Dans ce milieu j'ai été très déçu, j'te l'dis tout d'suite
Comme la fois où Orelsan nous a refusé l'feat
Pourtant il sait combien on l'aime
Allez, sans rancune, mais un peu quand même
Alors j'ai écrit, jusqu'à en être mort le soir
Pour que mon rappeur préféré un jour s'en morde les doigts
J'ai, enfilé ma blouse pour me protéger d'la bouse
Au fait, j'représente toujours Toulouse
Le rap français est choqué, il pensait pas nous trouver là
On m'écoute en Suisse, en Belgique, à la Réunion, à Nouméa
J'fais le plus bel art, j'rentre dans le nexus
J'tire dans le plexus, j'suis l'nec plus ultra
J'investis à long termes
J'arrache le cœur des adversaires pour les donner comme offrande à mon frère
On s'en cogne des commentaires
J'te jure que par rapport à celui-là, notre premier album c'est d'la merde
Du rap, j'en ai bouffé, j'te jure j'ai tout fait
Quand les chiffres sont sortis j'ai cru qu'ces fils de putes allaient s'étouffer
Ha-ha-ha, non je sais j'vous taquine
J'vois l'reflet de la fierté d'mes proches dans mon disque de platine
Donc, lève ton V en l'air, si t'es visionnaire
Le jour où on sera milliardaire, vous serez tous millionnaires
Toujours là pour nous aider
Génération j'achète l'album mais j'ai même pas de quoi écouter l'CD
Mais y'a encore de l'espoir, c'est ça qu'ils veulent prouver
Mes fans, c'est ma famille, c'est ma force j'veux les couver
Ils nous ont soutenu, quand on était au plus bas
Pourtant je sais qu'un jour, ils seront plus là
Eh oui bandit, les p'**** ont grandi
Maintenant on a d'la barbe on est plus si gentils
On va durer, peu importe les barrières
On a acheté des pelles, pour enterrer vos carrières

Eh, les mecs, arrêtez d'vous battre et d'comparer vos muscles
Arrêtez un peu d'être fiers d'être qu'une bande d'incultes
Et les filles, vous êtes pas qu'une paire de seins et un cul
Arrêtez de danser sur des musiques qui vous insultent, et
C'est inévitable, comment je te kick ça, c'est inimitable
C'est du véritable son, oui, oui, il m'est vital
Jusqu'à la victoire, ce n'est pas qu'une passion
Non, comme un match amical, soutien médical, j'suis en méditation
Je navigue dans la nuit, je débite, je dévie, pas d'invitation
Dans ma case j'encaisse et j'entasse des tout petits bouts d'rimes
Pas en face, j'déteste, j'efface toutes leurs filouteries
Toujours pas de chaîne en or autour du cou
Pourtant j'pourrais acheter la bijouterie
Petit tu t'écartes, avec tes gars tu vas à l'écart
Ne joue pas au poker avec moi dans ma manche j'ai toutes les cartes
Faut qu'tu t'écales, regarde, sous tes pieds j'ai mis du C4
On s'croise un de ces quatre t'es pas cap' de kicker comme je kick ouais t'es insacquable
Bigflo et Oli toujours insécables, pas comme le KitKat
On débite, on évade, on fait le spectacle
On prend du biff, tu prends des baffes, appelle un psychiatre
Mais dire mon flow mes rimes sont trop crédibles, toujours impeccables
C'est pour cette mère qui galère avec son crédit
Pour ce petit qui ne veut pas de l'avenir qu'on lui prédit
Pour ceux qui ont perdu leur taf, qui se sentent écartés
Pour les enfants dans les hôpitaux, qui rêvent de s'échapper
Cet album c'est pour ces "au-revoir", ces "je t'aime" qu'on a pas dit
Pour toutes les fois où on a pas pu remplir le caddie
Pour nos amis, nos familles, nos amours et nos morts
Mais surtout pour ceux qui y croient encore
Bientôt j'arrête, bientôt j'reviens au pays
J'en ai marre de les voir se vanter, médire
Bientôt je les enlève, bientôt j'retire le treillis
Bientôt j'retourne à la vraie vie

La vraie vie, hein?

J'me revois au fond de la salle, la basse qui déforme le torse
Le crépitement des flashs, la foule qui ressent l'effort
On y a mis les tripes, on est presque devenu tarés
J'entends la voix d'mon frère qui m'dit "défonce tout si un jour j'arrête"
Des milliers d'têtes, des salles complètes de Marseille à Verdun
Dans ce tourbillon j'ai pas eu l'temps de pleurer la mort de certains!
Quand je m'amuse, j'culpabilise
Un fou me gueule dans ma tête il m'dit qu'le disque ne se fera pas tout seul
Putain de système scolaire, j'gobe plus leurs histoires
Ils m'ont tellement traité de faible que j'ai failli y croire
Tu t'rends compte? Moi, le petit joufflu de l'école de la rue du Taur
J'devenais le plus jeune rappeur d'Europe à être disque d'or
Peur de devenir un connard, de faire partie de ces pitres
Tu sais ces stars qui se plaignent pour des photos et nous voient comme des chiffres
J'ai refusé des chèque parce que j'avais la flemme
Dans mes textes, je disais "aime ta mère" et j'faisais pleurer la mienne
Mais quel con j'étais quand j'y pense
J'pensais qu'à mes belles baskets, j'voulais faire partie de la deuxième France
Pas les sous pour une canette, j'en étais presque fou
Et je m'imaginais que les riches étaient bien plus heureux que nous
J'm'étais trompé, j'ai fait le tour de la France et de la question
J'ai vu des p'**** plein d'rêves et des gamines en manque d'affection
Faut que j'pète le score ouais faire de la thune c'est tentant
J'sais pas si j'aurai un tube, j'arrive pas à faire semblant
Mes proches essaient d'me préparer au pire
Bienveillants ils m'disent "le rap ça dure pas toute une vie, une carrière c'est rapide"
Quand ils sont en studio, ils ont le regard vide
Ils savent tous que si ça marche pas, moi j'me suicide!
Je veux rire à m'en déchirer les abdos
Brûler nos complexes et nos vielles pulsions d'ados
J'te compte masquer nos peurs derrière des insultes sans mentir
Assumer ses pleurs, paraît qu'c'est ça grandir
T'imagines la gueule de ma mère si l'album flop?
Imagine le silence et la honte devant tous mes potes
Imagine moi sans l'rap avec mon crâne, mes bras ballants
Imagine si j'vous avais pas, hein? Si j'avais pas d'talent
À trois ans des tuyaux dans l'nez j'ai dit non au cimetière
La faucheuse m'a dit "j'te laisse une chance si tu casses tout avec ton frère"
J'ai signé l'contrat, avant de partir en roue libre
Mais je stress, je sais qu'elle m'attend en coulisse
Mon cher hip-hop, t'es décevant
Ils sortent un album tous les six mois, je sors un classique tous les deux ans
Et j'ai une équipe en or, hardcore
Si tu m'enlèves mon cœur, moi j'respire encore
J'évacue mes fractures et chacune de mes ratures
Mature faut que j'assure, quand mes lacunes saturent
J'vise la lune et j'évacue mes peurs, l'écriture de ma plume comme armure
J'rappe avec le cœur, j'fais pas ça pour m'acheter une voiture
J'ai croisé ceux dans la galère qui m'auraient tout donné
Dîné avec des millionnaires qui m'ont même pas payé l'café
Que mon frère et que la chance m'accompagnent
J'vous ferai signe, si on arrive en haut de la montagne
De l'autre côté du miroir, j'voulais devenir quelqu'un
On a cru en notre histoire, on a forcé l'destin
J'ai failli m'perdre dans l'superficiel et l'paraître
Et j'ai pris l'temps d'écouter, d'regarder par la fenêtre
Cet album c'est pour le petit, qui s'ennuie en bas des tours
C'est pour ces vieux en manque d'amour, qui comptent les jours
Pour les passionnés, les p'**** rappeurs de ma ville
Pour mon meilleur pote qui a peur, qui sait pas quoi faire de sa vie
C'est pour les pas sûrs du tout, bouffés par le doute
Pour les timides, qui font demi-tour avant un rendez-vous
C'est pour les pas musclés, les complexés qui vivent quand même
Ceux qui ont jamais pris l'avion mais veulent la villa sur la mer
J'te promets pas les grands discours qu'on aime entendre
Moi j'ai pas d'mensonges ou de rêves à te vendre
Pas d'retouches, pas de paillettes pour être précis
Moi, j'te rappe juste, la vraie vie

Alors alors

length: 3:56
Le numéro que vous avez demandé n'est pas attribué ou n'est pas accessible
Votre appel ne peut aboutir
Pfff, putain

Alors alors
Dis-moi qu't'es resté avec elle
Tu m'disais : "C'est la bonne et bordel, qu'elle est belle"
On refaisait le monde, sur le canap' de l'appart
Maintenant j'voudrais savoir où tu te caches sur la carte
Alors alors
On s'est promis de pas s'lâcher, alors alors, et je crois bien qu'on s'est raté
T'as changé de numéro ou t'avais pas envie de me parler quand je t'ai appelé, hein?
Alors alors
Est-ce que t'as fini tes études? T'avais plein d'rêves, mais juste pas assez d'thune
J'ai une liste de tout c'que j'voudrais dire
Toi qui répondais présent quand on parlait d'avenir
Alors alors
On devait faire le tour de la Terre
Tu sais, moi, ma valise est encore prête
Et si jamais tu nous reviens, est-ce que j'vais te reconnaître?
Faut pas qu'on laisse mourir nos promesses (non)
Alors alors
T'es où? Tu mens
C'est fou! J'y pense
Chaque jour, j'te vois partout!
Ils disent que tu reviendras pas, que t'es malade, que t'es mort
J'aimerais que tu sois là, juste pour leur donner tort

Alors, dis moi qu'est ce qu'tu deviens?
C'est vrai, ça fait longtemps
Alors, dis moi qu'est ce qu'tu deviens?
C'est vrai, ça fait longtemps, qu'tu dis rien
J'ai cherché dans le quartier mais non, non
J'ai fait le tour de la Terre mais non, non
J'ai demandé à ta mère mais non, non
Pas d'nouvelles (pas d'nouvelles)
J'ai attendu tout l'été mais non, non
J'ai espéré tout l'hiver mais non, non
Mais comme dit le proverbe, (ah!)
Bonne nouvelle

Alors alors
T'es parti, chercher ton Eldorado?
Tout le monde t'adore-adore
On s'kiffait à mort, amore
T'es peut-être à Bora-Bora, en maillot ou en tongs
Si c'est une de tes blagues, celle là elle est trop longue
Alors Alors, comment c'est ailleurs?
J'attends un SMS ou un pigeon voyageur
Y'a encore nos tags sur le banc, lisibles et entiers
Faut qu'tu vois comme la ville a changée
Alors alors
Tu sais que je suis un peu râleur
T'as toujours eu du retard, t'étais jamais à l'heure-à l'heure
Allô allô? Y'a comme une latence
C'est plus que du retard là, c'est une absence
Alors alors
Des nouvelles? Même si elle sont mauvaises
J'ai fait tous les hôpitaux, appelé tous les hôtels
Si t'en as marre, dis le moi en face, cash!
Tu sais, j'ai passé l'âge de jouer à cache cache
Alors alors
Faut qu'tu sortes de ta planque
On suffoque dans la pente
On supporte plus l'attente
J'en ai marre, t'as tellement le dénouement
Est-ce que ça t'plait, de savoir que tu nous manques?

Alors, dis moi qu'est-ce tu deviens?
C'est vrai, ça fait longtemps
Alors, dis moi qu'est-ce tu deviens?
C'est vrai, ça fait longtemps, qu'tu dis rien
J'ai cherché dans le quartier mais non, non
J'ai fait le tour de la Terre mais non, non
J'ai demandé à ta mère mais non, non
Pas d'nouvelles (d'nouvelles)
J'ai attendu tout l'été mais non, non
J'ai espéré tout l'hiver mais non, non
Mais comme dit le proverbe (ah!)
Bonne nouvelle

Alors, alors, alors, alors
Alors, alors, alors, alors (tu nous manques frérot)
Alors, alors, alors, alors (Ouais, on a cherché partout!)
Alors, alors, alors, alors (ça fait longtemps)

Alors, dis moi qu'est ce qu'tu deviens?
C'est vrai, ça fait longtemps
Alors, dis moi qu'est ce qu'tu deviens?
C'est vrai, ça fait longtemps, qu'tu dis rien

Personne

length: 4:32
Yeah, Bigflo, Oli
Tu connais non? Ah!

J'voulais parler de ma ville et de ce monde qui va mal
Parler du jeune qui s'endort sous le pont du canal
Et ces bombes artisanales et les secondes sur ma montre qui cavalent
Et ces peuples de l'ombre qu'on rafale et tombe
J'voulais parler de cette fille typique, qui s'pique
Qui espère sortir d'sa vie si vide, si triste, si lisse
Respire, oublie l'aiguille qui glisse si vite
J'voulais parler de cette pop star, cette idole
Qui le soir dans la chambre s'endort toute seule
Tous ces mômes qui s'échappent d'une vie molle
En cherchant l'amour sur Google
J'voulais parler de ce type qui n'a plus de nerfs
Il a pété un câble, fallait parier
Mais la seule chose qui l'empêche de s'foutre en l'air
C'est qu'il y a déjà plus d'balles dans le barillet

Mais c'que veulent les jeunes quand ils vont en concert
C'est mettre les mains en l'air, crier "yeah yeah yo"
Ils veulent des refrains pour se vider la tête
Que ça tire en l'air, en mode
Et les mecs, ils veulent des meufs bonnes, avec des gros boules et du mascara
Et les filles, elles veulent des bonhommes, avec de grosses couilles, pas de blablabla

Mes potes me disent, pourquoi vous faites pas comme les autres : alcool et weed?
Au fond tu sais c'est pas d'votre faute, c'est ce qu'ils visent
Vous toucheriez le pactole
(T'façon, t'façon)
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne! Personne!
Personne! Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles

J'voulais parler des "tu veux faire quoi plus tard?" qui paralysent
Des deux-trois pétards cachés dans la valise
Et des idées noires qu'on a pendant la dialyse
Ah! Faudrait que j'me canalise
J'voulais parler de nos peurs et puis de toutes nos chaînes
Le monde dans lequel on vit devient trop homogène
Les plaines se remplissent de drôles de graines
Si j't'aime, j't'offre un bouquet d'OGM!
J'voulais parler de ce politique devant la foule
Qui serait vainqueur du tournoi
Qui dit "je le fais pour vous"
Mais qui pense "votez pour moi!"
J'voulais parler de ces otages, de la misère et du chômage
Si la guerre devenait totale, sers-moi un grand verre de soda

Mais c'que veulent les jeunes quand ils vont en concert
C'est mettre les mains en l'air, crier "yeah yeah yo"
Ils veulent des refrains pour se vider la tête
Que ça tire en l'air, en mode *pan pan pan*
Et les mecs, ils veulent des meufs bonnes, avec des gros boules et du mascara
Et les filles, elles veulent des bonhommes, avec de grosses couilles, pas de blablabla

Mes potes me disent, pourquoi vous faites pas comme les autres : alcool et weed?
Au fond tu sais c'est pas d'votre faute, c'est ce qu'ils visent
Vous toucheriez le pactole
(T'façon, t'façon)
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne! Personne!
Personne! Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles

J'voulais parler de la Syrie
De ces peuples qu'on décime dans un silence hallucinant mais ça n’intéresse pas
J'voulais parler de ces murs qui grandissent
En Palestine en Amérique ces fanatiques et qui voudraient le combat
J'voulais parler de cette sale époque
Qui nous fous les cloques et tous ces chocs, faire en quelque sorte un putain d'constat
J'voulais parler de ma mère qui a combattu le cancer
Alors pourquoi tu le fais pas?

Pourquoi? C'est très simple hein, parce que

Mais c'que veulent les jeunes quand ils vont en concert
C'est mettre les mains en l'air, crier "yeah yeah yo"
Ils veulent des refrains pour se vider la tête
Que ça tire en l'air, en mode
Et les mecs, ils veulent des meufs bonnes, avec des gros boules et du mascara
Et les filles, elles veulent des bonhommes, avec de grosses couilles, pas de blablabla

Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles
Personne! Personne! Personne!
Personne! Personne! Personne!
Personne n'écoute les paroles

La la la la la la la la la
La la la la la la la la la
La la la la la la la la la
La la la la la la la la la

Mais c'que veulent les jeunes quand ils vont en concert
C'est mettre les mains en l'air, crier "yeah yeah yo"
Ils veulent des refrains pour se vider la tête
Que ça tire en l'air, en mode
Et les mecs, ils veulent des meufs bonnes, avec des gros boules et du mascara
Et les filles, elles veulent des bonhommes, avec de grosses couilles, pas de blablabla

Salope

length: 4:24
Quand la lune apparaît, tu peux la croiser en ville
Elle a deux prénoms, un pour la vie, l'autre pour la nuit
Une croix sur ses études, le temps lui a mené la vie dure
Entre le café et la pharmacie, elle a ses habitudes
L'habitude d'être dans le froid, les jambes à l'air
Toute droite dans l'noir, on la confondrait avec un lampadaire
Un combat contre la montre, elle danse avec son ombre
Bien trop jeune pour faire le plus vieux métier du monde
Son parfum mélangé à l'odeur d'essence qui l'entoure
Elle se donne le droit de croire qu'elle pourra partir un jour
Elle a laissé ses rêves s’abîmer à quelques rues
Certaines le font par choix, elle, ne l'a jamais eu
En rentrant elle ferme les yeux devant l'miroir de l'ascenseur
La nuit tous les chats sont gris et tous ses clients sont seuls
Ils emportent un peu d'elle quand ils referment la porte
Et des traces apparaissent quand les caresses deviennent trop fortes
Elle est intelligente et drôle, mais pour être honnête
Les hommes qui viennent la voir ne sont pas là pour la connaître
Sous la Grande Ourse, elle fait tout pour leur faire envie
Elle doute, et quand son maquillage coule elle dit que c'est la pluie
Bien sûr elle voudrait être ailleurs, partir d'ici
Mais elle est prise en otage par l'café et la pharmacie
Cernée, vue que chaque soir est déjà demain
Elle a des tonnes de regrets coincés dans son p'*** sac à main
Les saisons passent, on s'habitue aux angoisses
Elle s'dit que ça pourrait être pire en regardant le SDF d'en face
Les destins se ressemblent dans l'périmètre
Elle fait les cent pas, en restant là elle a fait de milliers de kilomètres
Souvent, son prince charmant s'évapore comme un mirage
Ils se souviennent pas d'son prénom, elle veut oublier leurs visages
Des sacrifices pour un meilleur avenir
Si la lune pouvait parler, elle en aurait des choses à dire

Elle a un fils, son petit bout d'âme, son moment de calme
L'étoile qui la guide dans la nuit noire
Elle le rejoint aux aurores après l'horreur
Elle se conforte dans son odeur, son cœur et son corps
Il ne sait pas encore pour son bout de trottoir
Il lui donne l'amour qu'on lui donne pas le soir
Elle le regarde dormir, d'un coup elle désespère
Comment lui expliquer où est passé son père?
Un jour elle partira, elle l’amènera au loin
Elle fermera une valise, elle a hâte, un beau matin
Elle s’échappera des griffes du périph' de Paris
Elle aura une maison, un chien, un château, un mari
Elle s'est promis que tout ça ne durerait pas
Une mauvaise passe qui s'en ira, oui, elle croit au miracle
Elle en vient presque à oublier qu'elle doit retourner cette nuit
Entre le café et la pharmacie
Sa mère pense qu'elle est engagée comme danseuse dans un cabaret
Mais sa scène fait deux mètre carrés
C'était la plus belle quand elle était au pays
Elle lui donne des nouvelles, des mensonges bien écrits
Elle fait bonne figure, mais au moment de raccrocher
Ça la brûle de lui dire de venir la chercher
Mais elle sait qu'ils sont là, les loups qui la surveillent
Elle voudrait pas qu'ils s'en prennent à sa seule merveille

Nous, on sortait de boîte, dans une voiture on roulait vite
De la fumée, de la musique, rien qu'entre amis on voulait rire
On avait pas envie de rentrer et certains avaient trop bu
On savait pas trop où aller, quand soudain on l'a vue
D'un coup, on a ralenti, lorsqu'on est passé
Au niveau de la pharmacie, juste à côté du café
Mon dieu ce qu'on peut être con quand on est entres potes
On a baissé la vitre, on a crié "salope!"

Trop tard

length: 5:08
Trop tard
Oli, Bigflo, Jaguar

Elle avait toujours été seule avant d'le rencontrer
Coup d'foudre, elle s'était pas trompée
Elle nous disait "L'amour est mort", s'empêchait d'y croire
Elle était jeune, lui avait déjà eu des histoires
Comme un nouveau départ, elle lui donnait d'l'espoir
Elle était fière d'nous raconter sa première fois
C'est vrai qu'il est attachant, de bonne humeur et quand j'y pense
En son absence, y avait beaucoup moins d'ambiance
Elle lui donnait confiance, finie la jolie renfermée
Choquée devant ses danses, elle était transformée
C'était son meilleur pote, son amour, son anti-ennui
Il l'avait changé, elle pouvait plus sortir sans lui
Il était dur avec elle et lui montait à la tête
Et certains soir elle nous mentait pour le retrouver en cachette
Et moi j'le trouvais saoulant j'lui aurait bien dis "fous l'camp!"
Elle avait foi en lui et elle en parlait tout l'temps
J'aurais du voir qu'ça allait pas, non ça allait pas
Elle l'avait dans l'sang pour lui elle s'mettait dans des sales états
Beau parleur, un bon dragueur, un charmeur un étalon
A force de courir après lui, elle s'est cassé les talons
Elle buvait ses paroles, voyait plus personne
Répondait plus à sa daronne
Nan mais tu t'rends compte? L'amour ça rend con
Dans son regard on lisait l'regret d'leur première rencontre
Pour nous trop dur à avaler on la voyait elle était pâle
Elle s'était fait balader par l'cavalier d'son dernier bal
Elle restait belle mais qu'est-ce qu'elle était mal
Il lui a jamais rendu visite à l'hôpital

Elle nous disait toujours pareil, qu'elle arrêterait d'le voir
Elle nous l'a dit trop de fois
Il lui remplissait les oreilles avec toutes ses histoires
On l'a compris trop tard
Elle nous disait toujours pareil, qu'elle arrêterait d'le voir
Elle nous l'a dit trop de fois
Il lui remplissait les oreilles avec toutes ses histoires
On l'a compris trop tard

Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Trop tard, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Trop tard
C'était déjà trop tard
Elle nous disait toujours pareil (tout le temps)
Elle nous disait toujours pareil (tout le temps)

C'était l'ex d'un pote, il lui à présenté
Il lui a dit "fais attention tu pourrais t'laisser tenter"
Mais dès qu'elle est rentré dans la pièce elle est rentré dans son cœur
Elle avait des beaux yeux verts avec un parfum de fleur
Lui qu'avait perdu l'espoir qu'un jour l'amour l'accompagne
Il venait de la ville elle venait de la campagne
Au début d'leur histoire ils étaient beaux à voir
Il l'avait dans la poche dès l'départ
Ensemble ils pouvaient rester des heures couchés dans l'herbe
A regarder le ciel, elle lui disait "il faut te détendre", il lui disait "je t'aime"
Elle était belle au naturel, dès qu'elle était pas là il avait plus d'air
Elle lui disait des mots doux du bout des lèvres, avec tous les potes elle était populaire
Elle lui donnait le tournis
C'était la seule fille qui lui donnait le sourire
Il traînait avec elle tout le temps, tout le temps
Elle lui répétait "fais doucement, doucement"
Elle le suivait partout, ils allaient jusqu'au bout
Il voulait dormir avec elle au lieu de sortir avec nous
Elle l'avait changé, il avait les yeux cernés
Il passait la journée chez lui avec les volets fermés
Elle lui faisait oublier sa vie d'merde
Lui qui avait connu pas mal de doute
Et un beau jour bercé par la vitesse
Il s'est endormi sur la route

Il nous disait toujours pareil, qu'il arrêterait d'la voir
Il nous l'a dit trop de fois
Elle lui remplissait les oreilles avec toutes ses histoires
On l'a compris trop tard
Il nous disait toujours pareil, qu'il arrêterait d'la voir
Il nous l'a dit trop de fois
Elle lui remplissait les oreilles avec toutes ses histoires
On l'a compris trop tard

Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Trop tard, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard
Hmhm, trop tard

Oli, Bigflo
Jaguar sur le M.I.C
Trop tard
Hm

Faut que l'deuxième couplet est bien moins abouti qu'le premier déjà
C'est pas assez raconté, ça reste trop dans l'flou, c'est pas abouti j'trouve

Ouais?

Et en p, et déjà j'ai pas trop compris la dernière phrase
C'que tu sous-entendais par euh

Beh alors?

La question c'est ça Ben

Justement frère

De quoi il parle c'morceau?

C'est là où ça

Ah d'accord OK, alors p't'être que c'est
Alors déjà OK le morceau il s'appelle 'c'est trop tard'

C'est qu'tu l'as compris trop tard le morceau

Papa (feat. Notre père Fabian)

length: 5:18

Répondez-moi

length: 6:01
Bonjour les gars, trois ans depuis le festival
Comment vont vos parents? Fier de vous avoir eu dans ma salle
Ça fait longtemps, j'comprend si l'nom vous revient pas
Mais putain, j'étais ému quand j'ai su pour l'Olympia

Yo les gars je sais pas qui lira ce message
Avec des potes on a une belle villa au bord d'la plage
Dans une semaine on fait une fête, je sais que c'est bizarre
Mais si vous venez faire un freestyle, on payera la pizza

Hyper déçu, j'ai croisé Oli en ville l'autre soir
Pas un bonjour, pas un sourire, pas un regard
C'est beau de faire des leçons dans vos textes, nous faire croire qu'on peut être potes
Vous êtes les même vendeurs de rêves, ouais, vous valez pas mieux que les autres

Eh les p'****! Big up pour l'son et pour l'ambition
J'ai adoré quand vous avez refusé cette émission
J'viens de Marseille, longtemps que j'écoute plus de rap
Mais voilà, vous me faites penser à un bon groupe qui venait de chez moi

Oli ça va? C'est Momo de la colo
Obligé de t'écrire ici, tu réponds plus à mes textos
J'repense aux dortoirs et ces promesses qu'on s'est tenues
On a fait un repas avec les autres, t'es pas venu

C'est le dixième message, mais je retente ma chance
J'ai des photos de vous collées sur tout les murs d'ma chambre
Et ça devient lassant, mais j'abandonnerai pas
Alors encore une fois, s'il vous plait, répondez-moi
C'est le dixième message, mais je retente ma chance
J'ai des photos de vous collées sur tout les murs d'ma chambre
Et ça devient lassant, mais j'abandonnerai pas
Alors encore une fois, s'il vous plait, répondez-moi

Avant c'était qu'des boum-bap, grosse basse à l'ancienne
Maintenant vous faites du gros cash à la chaîne, dommage
J'crois que votre inspi' est tombée en panne
Désolé d'vous dire que vous venez de perdre un fan

À des milliers de kilomètres, mais l'son altère la distance
On vous écoutes à fond dans le cyber' de Abidjan
Bientôt "La cour des grands", franchement j'aimerais vous aider
Faut dire qu'ici c'est pas facile de trouver l'CD

Salut Florian, on était ensemble en sixième
Je sais qu'tu penses à nous, même si tu donnes plus trop de nouvelles
Les fous rires à la cantine sur les yaourts tu t'en souviens
Madame Martin nous a quitté, je sais que tu l'aimais bien

Merci, c'est tout ce que j'veux vous dire
Et sans vos chansons, j'pourrais même pas vous l'écrire
C'est vrai, j'voulais partir, me faire une place dans les étoiles
Vos sons m'ont fait du bien, depuis j’arrête d'me faire du mal

Ça fait trois ans qu'on s'est lancés dans l'son
On avait fait votre première partie à Besançon
Et je vous cache pas que vous avez déçu l'équipe
Vous nous aviez promis au moins un avis sur le clip

C'est le centième message, mais je retente ma chance
J'ai des photos de vous collées sur tout les murs d'ma chambre
Et ça devient lassant, mais j'abandonnerai pas
Alors encore une fois, s'il vous plait, répondez-moi

C'est le centième message, mais je retente ma chance
J'ai des photos de vous collées sur tout les murs d'ma chambre
Et ça devient lassant, mais j'abandonnerai pas
Alors encore une fois, s'il vous plait, répondez-moi

C'est l'anniversaire de ma p'tite soeur en décembre
Je l'aime plus que tout, j'crois qu'Bigflo doit me comprendre
Si vous pouviez passer, c'est p't'être un délire, mais
Juste pour une heure ça ferait super plaisir

J'étais là au concert, 14h déjà devant l'entrée
Vos sons pour patienter, ça m'a fait bizarre d'vous voir en vrai
J'connais tout par cœur, même vos phrases d'impro
J'étais l'mec à la casquette à fleur, à droite de Flo
Merci pour la dédi', Oli t'as kiffé l'cadeau?
Avec le stress rien n'est sorti et j'ai juste dis bravo
Alors pour m'rattraper j'vais écrire un pavé
Fallait que j'vous parle de moi car j'commence à rapper et tard le soir

Bande de fils de pute, ça y est vous faites pitié avec vos têtes de con
Et vos chansons sur l'amitié, vous mériteriez d'crever
Et qu'on vous revoit plus
Je croise les doigts pour qu'un jour vous me croisiez dans la rue

J'habite loin d'chez vous mais j'me sens proche de l'écriture
J'en parle sur toute mon île, le son à fond dans la voiture
On serait fier d'vous faire visiter avec mon père
Est ce que j'dois prendre l'avion pour vous voir en concert?

Bonjour je m'appelle Martine et j'ai quarante-six ans
Malheureusement j'ai perdue ma sœur dans un accident
Travailler entre frères, dites-vous que c'est une chance
Quoiqu'il arrive, promettez moi d'rester ensemble

Eh Oli, bravo pour ta plume, t'écris trop bien
T'as un truc en plus que ton grand frère a en moins
Il est pas nul mais ça m'fatigue son délire de rigolo
Quand est ce que tu nous le sors ton putain d'album solo?

C'est le millième message, mais je retente ma chance
J'ai des photos de vous collées sur tous les murs d'ma chambre
Et ça devient lassant, mais j'abandonnerai pas
Alors encore une fois, s'il vous plait, répondez-moi
C'est le millième message, mais je retente ma chance
J'ai des photos de vous collées sur tous les murs d'ma chambre
Et ça devient lassant, mais j'abandonnerai pas
Alors encore une fois, s'il vous plait, répondez-moi

J'ai une association pour les enfants malades
J'aimerais que vous veniez à notre grande soirée de gala
Ils attendent avec impatience la grande annonce
J'ose pas leurs dire que ça fait trois mois que j'ai pas d'réponse

Tous les soirs avant d'dormir vos sons m'ont bercé
J'vous connais tout les deux depuis l'époque du RC
Moi aussi je fait du rap, et c'que j'voulais dire c'est
C'est quoi le truc? Comment vous avez fait pour percer?

Hello les gars, j'avoue j'sais pas trop comment faire
On était là à Brest, donc j'laisse un petit commentaire
J'suis mère de deux p'****, eux aussi sont frères
Et tout les soirs dans la chambre ils refont votre concert
On a gardé les tickets, à la maison vous êtes nos stars
On a attendu pour une photo mais vous êtes sortis trop tard
J'ai adoré la trompette, les blagues sur les filles en couple
Depuis que leurs père est parti, ils écoutent le disque en boucle

Répondez-moi, répondez-moi
Répondez-moi, répondez-moi
J'ai des photos de vous collées sur tous les murs d'ma chambre
Mais je retente ma chance, répondez-moi, répondez-moi
Répondez-moi, répondez-moi
J'ai des photos de vous collées sur tous les murs d'ma chambre
Répondez-moi

Yo Oli, on a reçu beaucoup d'messages sur notre page aujourd'hui là, faudrait répondre un p'*** peu
Ouais, j'ai la flemme là, en plus y a Jimmy qui fait une soirée chez lui ce soir là
Faut vraiment qu'on y aille
Ouais j'avoue on l'fera plus tard

Olivio Oli

length: 5:08

La vie normale

length: 4:50
J'aurais pu être un grand DJ à Ibiza
Avoir des chaînes en or, faire des millions, des milliards
Faire partie des gens côtés, de manger que du caviar
Mais pour l'instant j'suis choqué, j'crois qu'j'suis resté bloqué

J'essaye de militer pour gagner l'humilité
Même si je fais des concerts et des télés par milliers
Les gens me disent Biggy n'oublies pas la vérité
Tu sais la vie que t'aimes ne dure pas l'éternité
Pourtant j'ai pas la vie de Palace, j'en ai pas l'aspect
Ouais faut qu'tu le saches
Après mon Zénith j'ai dormi dans mon lit une place
Avec les pieds qui dépassent!
C'est vrai qu'je me ballade d'une vie à l'autre, je passe du caviar au mikado
J'fais des restos chics avec le gratin, et le lendemain, j'suis au McDo
Les gens s'imaginent qu'après mes concerts dans ma chambre y'a des filles coquines
En vérité je suis au téléphone et je m'engueule avec ma petite copine, relance le beat!
Y'a qu'ça qui m'calme, j'ai toujours pas le numéro de Kim K
Mon p'***, dans la vie mieux vaut être un illustre inconnu, qu'une petite star!
J'traîne avec des mecs qui ont des Oscars
Des beaux gosses qui ont la côte
J'fais des cocktails des soirées mais j'préférais y être avec mes potes
Quand j'suis avec eux, j'me sens bien, rien a changé, c'est toujours pareil
J'me suis déjà fait refouler des boites dans lesquelles j'avais rappé la veille!
Arrête de faire la victime - bon c'est vrai j'ai acheté un appart'
T'as du te faire plein de fric - j'ai plus d'argent qu'j'en rêvais d'avoir, mais
Y'a pas d'VIP aux toilettes à la pompe d'essence ou au supermarché
D'ailleurs y a pas longtemps j'ai croisé, un type du lycée, que j'connaissais
Il m'a dit "ça cartonne grave j'ai vu", j'ai dit "et toi, comment ça va?"
Il s'est arrêté, et m'a répondu "ah moi tu sais, la vie normale"

J'aurais pu être un grand DJ à Ibiza
Avoir des chaînes en or, faire des millions des milliards
Faire partie des gens côtés, de manger que du caviar
Mais pour l'instant j'suis choqué, j'crois qu'j'suis resté bloqué dans la vie normale

La vie normale
La vie normale
La vie normale
La vie normale
C'est nous! C'est vous! On représente la vie normale
J'te jure c'est nous! C'est vous! On représente la vie normale

J't'assure j'essaye mais j'y arrive pas! Quand tu fais la star tu sais les gens parlent
Loin de ces fêtes infréquentables, car je préfère le sirop de grenadine au champagne
J'ai le cul entre les chaises et les pieds sur la table, j'essaye, de trouver ma place
Jusqu'au jour où ma vie de rêve s'effacera et mettra tous mes textes à la casse
Je les regarde rêver d'enfiler, les vestes en velours, des défilés
J'reste le ringard du fond d'la cour, j'pourrais jamais être un mec stylé
Et j'fais des albums, pour faire des concerts, et j'fais des concerts pour sortir de ma chambre
Et je sors de ma chambre sinon j'rate ma chance et puis j'attends ou je donne de janvier à décembre
Et paraît que la grosse tête s'attrape, quand tu t'éloignes de ta ville et de tes potos
Quand on m'arrête j'suis plus content que le mec qui m'a demandé une photo
Mais tu sais, depuis gamin je rêve de faire des concerts et de la vie d'artiste mais même
Quand je remplis des salles j'ai l'impression de faire une première partie
Vous vous en doutez, j'suis un mec bien! Pas besoin d'en faire trop
Vous le savez, j'suis un gars simple, et j'aime écrire dans l'métro
J'voulais prouver, j'suis un mec sain, à qui tu peux parler comme avant
Mais j'vous laisse y'a mon chauffeur qui attend!

J'aurais pu être un grand DJ à Ibiza
Avoir des chaînes en or, faire des millions des milliards
Faire partie des gens côtés, de manger que du caviar
Mais pour l'instant j'suis choqué, j'crois qu'j'suis resté bloqué dans la vie normale

La vie normale
La vie normale
La vie normale
La vie normale
C'est nous! C'est vous! On représente la vie normale
J'te jure c'est nous! C'est vous! On représente la vie normale

Quand tout s'arrête, gros faut du courage
Trop ont fait les beaux quand j'demandais un autographe
Moi j'leur ai dis pas grave, mais quand la vraie vie t'rattrape
Seul dans ton lit, oublie le bruit des flashs des photographes
Quand tout s'arrête, gros faut du courage
Trop ont fait les beaux quand j'demandais un autographe
Moi j'leur ai dis pas grave, mais quand la vraie vie t'rattrape
Seul dans ton lit, oublie le bruit des flashs des photographes

(Celle là elle est pour les amis, pour la famille et pour les potos)
(Pour notre ville!)
(On essaye d'pas changer!)
(Tu peux nous croiser!)

(Dans la vie) on vous a déjà vu traîner à Ibiza!
Pas de chaînes en or mais vous visiez le milliard
Parmi les gens côtés vous avez goûté l'caviar
Arrêtez de nous mentir, longtemps que vous êtes sortis de la vie normale!

J'peux prendre une photo, hein?
Ouais, plaisir, fais gaffe à ton scoot!
Merci d'être tellement accessibles
Ben, ça c'est normal
On est pas entourés de quatorze
Voilà, de cartons, de gardes du corps
Prends-la telle, Bigflo
Allez, merci mon gars, prends bien soin de toi
Merci, à plus, bonne année, ciao ciao!
Eh, j'attends le deuxième album hein?

Autre part

length: 6:25
Je voudrais qu'on arrête de m'parler d'avenir
Il fait si peur, il fait si froid dans ma tête la nuit
Je m'ennuie, je voudrais quitter mon corps, enfin être libre
Mes sourires sont les esclaves de mon savoir-vivre
J'ai ouvert la cage à mon corbeau noir sous le clair de lune
Il m'a chuchoté des mirages et m'a prêté sa plume
Je voudrais partir d'ici si personne me comprend
Car j'ai moins peur du vide que de faire semblant
Je veux pas de vos vies inintéressantes et artificielles
Finir avec les mains rongées par le liquide vaisselle
Je veux pas de la petite maison au gazon bien tondu
Je voudrais pas être moi et quelqu'un d'autre non plus
Les gens de mon âge sont ridicules mais c'est pas de leur faute
On grandit pas, on remplace juste la cour de récré par une autre
Alors faites votre spectacle de menteurs et d'idiots
Je m'occupe d’éteindre la salle et de fermer les rideaux
J'ai des aiguilles dans le cœur, s'il s’arrêtait de battre ça ferait moins mal
La tête dans la baignoire j'entends une voix qui chuchote "rejoins-moi"
Les jours sont amers, mon visage en atteste
Les minutes sont acides, elles me lassent, elles me blessent
Comme un lâche, qu'on me laisse pour quelques milliers d'années
Je voudrais prendre la pause, qui ne finit jamais
On est tous en sursis
La fin est la même pour tout le monde, je prendrai juste un raccourci
Et je souffre de décevoir tous ceux que j'aime, j'ai plus de peur que de la peine
J'suis jeune mais vieux dans le fond j'suis creux, y'a que du fer dans mes veines
Qu'elle m'apporte de l'autre côté et qu'on m'y laisse
J'écris un mot au cas où, par politesse
L'avenir c'est un mur qu'il faut casser à mains nues
S'accrocher et forcer, et monter pierre par pierre
Le futur c'est un mur qu'il faut briser à mains nues
Et j'suis même plus sûr de vouloir voir ce qui se passe derrière

Quand le temps s'efface, qu'apparaît la glace
Que les larmes vident le corps
Il faut que tu saches, si tu tournes la page
Que dehors on t'aime encore
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)

Je voudrais faire fondre ton cœur de glace et briser ta carapace
Mais j'suis juste là, je peux pas faire le combat à ta place
On pourra fêter la victoire, danser sur le bouclier
Je sais que tu penses aux autres, mais pour une fois oublie-les
Et je connais tous tes doutes, on a fait une partie de la route ensemble
Si tu m’écoutes je voudrais qu'un jour tu puisses m'entendre
J'aimerais de te détendre, te voir sourire devant la glace
Fais-le, fais-le au moins pour ceux qui rêvent d’être à ta place
Et moi aussi j'emmerde les gens et je me sens mieux quand je ferme les yeux
Je vais pas dire que je te comprends mais ce soir j'essaye un peu
Sensible on est petits et dans la foule tout devient flou
Regarde dehors, j'suis sûr qui en a plein des comme nous
Je voudrais que tu jettes tous tes affaires, qu'on parte seuls
Tourner en ville, rire à l'autre bout de la terre, quitte à faire des erreurs, de découvrir la vie
Réagis, tu peux me frapper, me claquer si t'en a envie
Monte dans ma caisse on va s’éclater, aller draguer toute la nuit
Réponds-moi, le froid me paralyse
Si tu prends ton billet pour ailleurs, moi j'me glisse dans ta valise
Le regard noir, je sais que tu fais les cent pas
Mais j'te jure si tu sautes on s'retrouve en bas
Ce putain de monde on va le troquer trouver ce qui nous planque
Ce qu'ils ont pas fait on va le faire, quitte à inventer ce qui nous manque
Je garde la face mais j'ai eu du mal à lire ta lettre
Surtout le passage où tu voulais disparaître
Donc arrête, arrête, respire, enlève ton épine
Savoure le battement de ton cœur qui vient faire trembler ta poitrine
Ouvre la fenêtre, observe l'hiver et le printemps qui s’enlacent
Couvre toi du bruit des rires qui s'évaporent des terrasses
Profites d'en bas et casse le grand barrage
Nos rêves d'enfants méritent vraiment de prendre de l'âge
On ira prendre le large et je t'aimerai comme tu les as détestés
Mais si tu t'en va, j'ai plus de raison de rester

Quand le temps s'efface, qu'apparaît la glace
Que les larmes vident le corps
Il faut que tu saches, si tu tournes la page
Que dehors on t'aime encore
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)

Quand le temps s'efface, qu'apparaît la glace
Que les larmes vident le corps
Il faut que tu saches, si tu tournes la page
Que dehors on t'aime encore
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)
Je sais que tu voudrais être autre part (autre part)

Non, quand vous êtes en studio vous faites de la qualité, vous êtes pas bridés par le stress
Vous êtes pas stressés pendant l'acte en fait
Ouais ouais
En fait c'est comme nous les footeux, on est stressés avant
On se met une pression de dingue avant les matchs
Mais une fois que le coup de sifflet (ouais ouais c'est ça)
Tu penses à rien et tu vas à fond voilà, c'est un peu le même style
(Ouais) sauf que là j'ai l'impression que ça vous bouffe trop, ça vous bouffe trop

C'est dommage

length: 3:58

Ça va trop vite

length: 4:26
Bigflo et Oli, Busta Rhymes
J'vous préviens, ça va aller vite

On s'en bat les couilles des études tant qu'on est sur Insta
On peut faire de la pub pour des produits sympas
Se faire de la thune avec les doigts et les pieds en éventail
Donc pour dix milles balles, donne un peu de toi
Mais descends ta photo le haut ne m’intéresse pas
Recadre, regarde, ouais voilà comme ça
On s'en fout de ton visage, montrez nous un peu de string
Vous avez compris les filles vous êtes des produits marketing
Et vous les gars faut être costauds, bien habillés faut être gosse-beau
Et si il parle sur ta sœur, sur ta mère, sur ta femme, faut qu't'envoies ce type à l'hosto
Et si tu veux te taper plein d'filles, faut pousser la fonte
T'es encore puceau à 13 piges, poto c'est la honte
Faut que t'aimes les ballons, les flingues et les blondes les balles et les canons et les, stop!

Ça va trop vite
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Les filles, le fric, les flics, ouais ça va trop vite (trop vite)
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Donc ralentis, respire, respire
Ralentis, respire, respire
J'ai dit ralentis, respire, respire
Ralentis, respire, si t'as du mal à suivre, t'es bienvenu dans l'équipe

Pour les p'**** imberbes c'est le cirque Pinder
Qu'on joue depuis un vers et je suis sincère
On crée une génération de petits cons détestables
À peine sept ans ça veut déjà conduire le Vespa
Perdus sur le net ils ont déjà maté du porno
Et le pire c'est qu'ils sont même pas choqué avec leurs potos
Car y'a du cul à la télé à la radio dans les journaux
Génération si t'as pas de boules t'as pas de boulot
C'est la merde dès l'plus jeune âge
Ils n'écoutent pas les sages
Et les parents sont contents, ils ne voient pas la pagaille
Ils s'occupent pas de leurs enfants, ils ont beaucoup de travail
Et les défilés filent s'imaginent à Philadelphie
Pour enfiler des filles fines comme des fines fouines
Le profil en wifi quand l'école est finie
Rêvent de la belle villa dans les Fidji comme dans les films
J'ai rien compris

Ça va trop vite
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Les filles, le fric, les flics, ouais ça va trop vite (trop vite)
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Donc ralentis, respire, respire
Ralentis, respire, respire
J'ai dit ralentis, respire, respire
Ralentis, respire, Oli, t'es prêt? Allez!

Des politiques à la télé qui débattent, des vidéos débats
Des coups de poings, des battes et des patates
Dans la tête, des bavures et des balles qui se perdent dans le bâtiment
C'est devenu banal et des petits qui cannent pour que t'arrêtes
Y'a ce type de mots du balcon pendant la bagarre
Pour une histoire de paquets de came et de femmes
Tout le monde pète un câble, on peut te braquer te claquer
Dans une cave et demander de vider le sac pour quelques dollars
Tout le monde veut la baraque et la belle bagnole
Taper des barres aux Baléares avec sa bande de potes
Et dans cette époque t'as pas de milliers de billets
T'es pauvre les poches pliées t'es humilié faut remonter la côte
Quitte à taper les plus petits ou bien braquer la poste casser la porte
Si y'a des morts ce n'est pas de ta faute
Et peu importe, t'es prêt à tout pour embarquer la cagnotte non non stop!

Ça va trop vite
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Les filles, le fric, les flics, ouais ça va trop vite (trop vite)
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Ça va trop vite
Donc ralentis, respire, respire
Ralentis, respire, respire
J'ai dit ralentis, respire, respire
Ralentis, respire, Busta Rhymes!

Yo, nobody listen ‘cause ya know we didn’t wanna follow nobody
Don’t wanna discipline because of who is givin’ in
When they really busy giving themselves to telephones, it's the kinda day we livin' in
But I know the kinda wolrd that we fightin'
The kinda fire we lightin' and let me show you what you shoulda do
Show you how to focus and show you the truth about yourself
When you be on the phone, is the phone really using you?
Everybody wanna possess, citizens they wanna post money and they wanna post
Even the footage of somebody who’s gettin' ready to die
You motha****as be doin' the most so you can brag and boast
So try to catch the ghost inside your camera phones and banana homes
I got the answer though, and the antidote, and this time I go to war, hope you planned to go
They say, “I’m glad you’re back!” I tell ‘em “cut the check
Now where your values at, and where your self-respect?”
I got a plan for that, but yo we get up and rap
And we are, we’re givin’ the truth you better watch your step, you better
You better know where you’re going, you better know when to leave
You better know how you’re going in every moment you breathe
You better prove what they’re showin'
Because we never **** around you know we keepin' it growin' (you gotta)
And I hope you’ve been listenin', keep quiet ‘till you hear the birds whistlin’
Wherever you point because the way the common man think in a common state of mind is a-cripplin'
And I’m here to re-position the condition and because it’s had a rippling effect and it’s sickenin'
God bless, get it right, everybody and I hope you appreciate this kinda truth that you’re witnessin' and envisionin'

Les gars, c'est bon j'ai retrouvé la vidéo, y'a même pas écrit "Bigflo & Oli, Wawad" d'accord
Le titre de la vidéo, c'est "SL740021"
Oui, voilà, non en bas, oui celle-là, celle-là, 84 vues
Écoute Flo, écoute Flo frère
OK
Oh non
Lavé, le rap est cave des cas il fallait
Un peu, merde j'me suis chié, pull up, pull up
Wouah, vidéo malaise, heureusement qu'y'a pas de titre

Sac à dos

length: 5:08
Hé Antoine, tu te souviens, la cour nous paraissait si grande
On parsemait de fous rires même les plus longs des silences
Les bogues de marrons sur le sol
On courrait sans savoir où aller, on se foutait de savoir ce qu'était la mode
Un peu primaires, on pouvait se battre pour un paquet d'autocollants
L'époque des POGs, les Pokémon, les goals volants
Maintenant j'fais le tour de la cour en quelque pas
C'était le bon vieux temps mais on l'savait pas, hein
Hé Robin, tu t'souviens le temps des premières soirées
On mettait du rap à fond, les autres nous prenaient pour des tarés
On taclait sur le béton, à s'en racler les genoux
On s'est vite rendu compte que les filles étaient pas pareilles que nous
Les premières erreurs, les premiers collègues, les premiers écarts
Les premières tentatives de drague avec nos têtes de têtards
Par fierté, on étouffait les cris du cœur
On grattait des pièces avec une règle sous le distributeur
Hé Marion, tu t'souviens l'odeur de clopes au bout des doigts
Les chevaliers avec des scooters devenaient des rois
Les cheveux lissés, le parfum, le maquillage
L'époque du stress, des fausses promesses, des premières fois
On construisait l'avenir à coup de "t'es pas cap"
Tu rêvais d'être journaliste et moi, d'être une star du rap
On s'est promis qu'on s'marierait, si on trouvait pas mieux
Je fais en sorte que nos au revoir ne se transforment pas en adieux, nan

Ni un adulte ni un ado
J'essaye de garder la tête sur les épaules
Sur les épaules, la trace du sac-à-dos
Pourtant ça fait longtemps, qu'j'ai quitté l'école
Ni un adulte ni un ado
J'essaye de garder la tête sur les épaules
Sur les épaules, la trace du sac-à-dos
Pourtant ça fait longtemps, qu'j'ai quitté l'école

Hé Ben, tu te rappelles de nos vacances à parler tous les soirs?
Sur la pointe des pieds quand on passait par l'couloir
Le divorce de tes parents, ton poster de Zidane géant
Notre semaine à La Rochelle j'avais jamais vu l'océan
Je l'avoue aujourd'hui, au foot tu me mettais à l'amende
On noyait tous nos doutes, dans l'fond d'un sirop à la menthe
Les tours à vélo, les kilomètres de sparadrap
Tu bougeais déjà la tête sur mes textes un peu maladroits
Hé Sarah tu t'souviens ta veste rose un peu trop grande
Seule devant le portail, quand on oubliait d'venir te prendre
Ils te chambraient sur tes lunettes, j'crois qu'ils regrettent, franchement
J'm'inquiète quand j'vois comment te parle ton prince charmant
Hé Nassim, j'oublie pas nos heures de colles interminables
Nos blagues, nos techniques de triche et de drague un peu nazes
Perdu d'vue sans s'expliquer, pourtant la vie suit son cours
J'espère que ton p'*** frère t'a dit qu'j't'passais l'bonjour
Hé Jimmy, rappelle toi de nos dimanches, nos blagues au téléphone
Dans l'cinéma, la tête des gens quand on parlait trop fort
Le monde paraissait à notre portée
On imaginait l'prénom des passantes qu'on osait pas aborder
Hé Gass' j'repense à nos fous rires et nos p'tites paniques
La fatigue, des cours de théâtre, de six à huit
Le foot avec ton père le tournoi que tout le monde attendait
On s'croise deux fois par an, pourtant rien n'a changé, nan

Ni un adulte ni un ado
J'essaye de garder la tête sur les épaules
Sur les épaules, la trace du sac-à-dos
Pourtant ça fait longtemps, qu'j'ai quitté l'école
Ni un adulte ni un ado
J'essaye de garder la tête sur les épaules
Sur les épaules, la trace du sac-à-dos
Pourtant ça fait longtemps, qu'j'ai quitté l'école

Ni un adulte ni un ado
J'essaye de garder la tête sur les épaules
Sur les épaules, la trace du sac-à-dos
Pourtant ça fait longtemps, qu'j'ai quitté l'école
Ni un adulte ni un ado
J'essaye de garder la tête sur les épaules
Sur les épaules, la trace du sac-à-dos
Pourtant ça fait longtemps, qu'j'ai quitté l'école

Au début de la musique j'étais sceptique
J'me suis dis qu'est-ce qu'ils vont me sortir encore là ça chante dans tous les sens
Ça fait vraiment genre, limite le son qui fait la démarcation
Entre le Bigflo et Oli d'avant, et ceux de maintenant, tu vois?
Après j'ai peur qu'il y a des gens
J'vais vous dire, j'ai peur qu'il y a des gens
Qui pensent que votre gain de maturité, il est surjoué, tu vois?
Ça fait mature mais je voulais pas que ça fasse trop gamin
Ah non justement, le son est par contre est vraiment très bon par contre
Tu dis ça parce que t'as notre dédicace, conard

Dans mon lit

length: 7:06
Yeah yeah
OK
Seul dans mon lit j'regarde la fissure sur mon plafond
Elle s'étire pour devenir un point d'interrogation
J'fixe la peinture défraîchie
Impossible de dormir j'commence à réfléchir
J'pense à mes amis qui désertent notre ville
Monter à Paris parce que c'est là-bas l'avenir
Par téléphone on s'écrit mais c'est plus la même histoire
J'regrette nos samedis soirs
C'est la vraie vie, la pure réalité
Les copines, les études estompent les amitiés
J'marche seul sur un sentier abrupt
J'suis une armure vide, c'est donc ça la vie d'adulte
C'est dur c'que le temps passe vite
Y'a ceux qui fument pour le ralentir
J'pleure mais j'suis pas si triste
J'suis un boxeur mais j'suis pacifiste
On veut un futur bien à huiler, une voiture stylée
Prêt à tout pour l'obtenir même à dealer
On est un bon ton plein de rêves qui poussent mais très peu d'entre nous traverserons le filet
J'repense à mes colères qu'il faudrait que je gère
Le feu et l'éclair, je veux un peu d'air
J'veux taire les problèmes aux fonds d'mes poches
Pourtant mes colères font du mal à mes proches
J'respire, j'repense à cette fille qui m'a dit
"Hé l'artiste t'as la belle vie espèce de pauv' type"
En la regardant, j'ai vu qu'elle était ivre
En fouillant dans ses yeux, j'ai su qu'elle était triste
Et j'y repense toutes les nuits
Plusieurs musiques mais on danse qu'une seule vie
Et c'est souvent dans le plus grand des silences
Que tout est dit
Au max de moi même, lève les bras, bouge la tête et je t'emmène
On ira pagayer dans la tempête
Ceux qui parlent, ceux qui se plaignent, on les emmerde
Quand j'kick c'est comme si j'racontais des trucs sales devant le psy
Mon p'*** , sache que j'anticipe ce qui s'cache, sois attentif
Prend le temps de vivre une vie sage
T'as compris "ohlala! Il parle encore de rap celui-là!"
Si c'est des buildings j'arriverais comme Godzilla
J'fous le fire et tu seras pas de taille, mec
Quand Biggie, Biggie, Biggie fait les Mics Checks
J'pense à ceux qui dorment par terre
Le matin qui s'lève sans confiture sur les tartines
Et les filles, qui entre deux verres
Perdent leur innocence dans le coin d'un parking
L'amour, t'es où? Tu nous manques ici bas
Fais-le, pour nous, pour les gens qui se battent
On laissera pas la haine dominer
Ces menteurs veulent nous embobiner
Ils veulent nous faire avaler des couleuvres
Leur oeuvre, c'est d'amplifier nos douleurs
Ils veulent qu'on s'oppose
Névrose,qu'on explose
Moi je viens de la ville rose
Obligé d'aimer les couleurs
On est jamais contents de c'qu'on a
Crois moi, à peine arrivés à un endroit qu'on pense à déménager
Et les sages le savent
Quand les poissons rêvent de voler, les oiseaux rêvent de nager
Toujours dans mon lit, en tee-shirt et caleçon
J'regarde toujours la fissure sur mon plafond
Dans le noir j'me détends, j'essaye encore
Lundi soir, 5h30, Faudrait que j'm'endorme

Faudrait que j'm'endorme, faudrait que j'm'endorme
Y'a l'aiguille qui tourne
Faudrait que j'm'endorme
J'ai tout essayé, j'ai tout essayé, j'ai tout essayé
Faudrait que j'm'endorme
Oli
Faudrait, faudrait

Ils doivent tous dormir, insomnie j'ai l'habitude
Sud-Ouest, ma latitude
Et c'est dans l'écriture, que mes phrases prennent de l'amplitude
Ma mère est fière mais rêve que j'fasse de grandes études
Mais j'serai jamais médecin on est d'accord
Il me reste quoi de l'école? Des blagues et la table de Pythagore
J'ai beau être sur les ondes, plaquer des accords
Je sauverai jamais le monde avec des métaphores
C'est dingue, faut que je dorme mais j'me questionne
Peur d'être dans la norme, j'voulais être un grand homme
Le rap sens pèse des tonnes, des fois j'vois leurs fantômes
J'fixe mon téléphone, j'attends l'appel de personne
Tu sais, moi j'attends mon heure
Et j'ai mis mon cœur sur répondeur
Tu trouveras derrière les lignes de mes phrases
Sinon laisse un message
J'regarde ma vieille peluche pleine de poussière
Sur la table, au milieu d'mes affaires
Et j'la compare à ma peur car j'm'y suis habitué
Mais ça fait longtemps que j'aurais dû m'en défaire
Si j'm'en sépare, j'ferai bien l'deuil
Elle est là, entouré de plein d'feuilles
J'la regarde et je me sens un brin seul
L'impression qu'elle me fait un clin d’œil
Je revois le visage de ce type que j'ai croisé dans la gare
Il avait mon âge, ça fait mal quand j'y pense
Il a dit "j'm'endors dehors tous les soirs"
Sous la couette, j'ai honte d'avoir répondu "Bonne chance"
Cette ville, un film d'action
Effractions, agressions, on entend ça d'puis minots
Ma voisine a la même vie qu'Al Pacino
Elle prend des pilules et perd son fric au casino
Tous ces choix qui nous séparent, Il faut se battre quand on s'égare
Ce putain de poids devant le miroir, J'me revois seul à l'écart
J'gratte quand il est tard, je pense qu'au rap depuis le départ
Moi j'ai la poisse, si j'touche du bois c'est pour ramasser les échardes
Une sirène d'ambulance s'est glissée sous ma fenêtre
La main sur le cœur, j'ai trop peur qu'il s'arrête
Enfant du divorce, à force on se dit que l'amour c'est comme le loto
Ça n'arrive qu'aux autres
5h du mat et les secondes resserrent l'étau
Encore une fois j'm'étais promis d'me coucher tôt
Et j'ai des flashs de mon zénith
Ils n'y voient que du feu, j'aperçois le phénix
Au fait poto là-haut c'est comment?
Paraît que dans ce biz, la cocaïne prend les commandes
Paraît qu'tu flippes, paraît qu't'es triste, affolant
Que tu regrette ce que t'as dit, pas étonnant
Une villa sur la mer, pour ma mère
C'est pas la mer à boire, j'veux plus voir ses cernes dans la brume
J'écris tard le soir, dans mon laboratoire
J'veux finir ma vie au soleil, j'demande pas la lune
Vingt ans, j'ai pas vu le temps passer
Y'a ces regrets que j'peux pas remplacer
À chaque fois les souvenirs s'entassent
Le coussin dans les bras, j'm'imagine l'enlacer
Oli, solide, l'autiste, fier
L'ovni, du cro-mi, solitaire
Il est tard je sais, les gens vont bientôt au taf
Mais j'reste là dans les bras d'Morphée
Alors j'respire, j'temporise
J'm'imagine dans les cieux
J'fais comme un perfectionniste face à la Tour de Pise
J'ferme les yeux

Faudrait que j'm'endorme
Faudrait que j'm'endorme
J'attends l'marchand d'sommeil

Bigflo et Oli tu connais, non?
Deuxième album on l'a fait, fréro
Merci à ceux qui soutiennent (big up, big up)
À notre ville et ailleurs
La Vraie Vie Partie I (quoi?)
La suite c'est, chut
Derniers mots du deuxième album
Toujours avec mon frère!

Je suis

length: 4:36
lyricist: Olivio Ordonez, Florian Ordonez
composer: Florian Ordonez, Olivio Ordonez, Augustin Charnet, Clément Libes
Je suis
Enfermé, à l'étroit dans ma cellule
Tous les jours le même café mais c'est le temps qui est soluble
Ces bonnes actions que l'on regrette
Ces erreurs que l'on refait
Au parloir je parle autant à mon fils qu'à mon reflet

Je suis
Gelé, j'enchaîne les verres et les hivers
Pour se rassurer les passants doivent tous penser que l'on hiberne
Bercé par le son des pas et le bruit des pièces dans les poches
Entre ce type et mon chien, je me demande de qui j'suis le plus proche

Je suis
Riche, ils veulent me faire croire que c'est une honte
Comme si j'étais responsable de toute la misère du monde
Moi j'dois rien à personne, même si l'argent vient à manquer
Ils veulent tous goûter au fruit de l'arbre que j'ai planté

Je suis
Malade, mais j'préfère dire "futur soigné"
Mes pupilles fixent l'aiguille de la montre qui brille sur mon poignet
A l'étroit dans mon corps, j'regarde le monde par le trou d'la serrure
Les gens diront que je n'ai fait qu'agrandir celui de la Sécu

Je suis
Croyant, on me reproche souvent de l'être
On me reproche ma barbe pourtant j'ai la même que Jean Jaurès
On me compare à des barbares auxquels je n'ai jamais cru
Les mosquées sont trop petites alors parfois je prie dans la rue

Je suis
Un peu perdu, mes p'**** poumons se remplissent d'air
Nouveau venu sur Terre
Mes premières larmes déclenchent celles de mon père
Une chance, auprès de ma famille je m'sens à ma place
Mais je n'oublie pas que j'aurais pu naître dans la chambre d'en face

Je suis
Seul, au fond d'un couloir, on demande pas mon avis
J'ai pris de l'âge donc voilà j'ai bien plus de rides que d'amis
J'aimerais partager mes erreurs, vous faire part de mes doutes
Parfois j'me parle à moi-même pour être sûr que quelqu'un m'écoute

Je suis
Épuisé, mais plus pour longtemps j'en suis sûr
Les sonneries de téléphone, la pression ont élargi mes blessures
J'me souviens pas d'la date de mon dernier fou rire
Je suis un homme bientôt je serai un souvenir

Je suis
Enfin là, cette terre n'est plus un mirage
Je suis, arrivé par bateau mais surtout par miracle
Une nouvelle vie m'attend ici, bien plus calme et plus stable
Ce matin j'ai écrit "tout va bien" au dos de la carte postale

Je suis
Fier, mais comment vous décrire tout ce que j'ressens
Quand je marche en ville, de moins en moins de gens me ressemblent
Dans l'ascenseur, je parle même plus la langue de ma voisine
A force de planter des arbres, y'aura plus d'places pour nos racines

Je suis
Fatigué, mal au dos et mal aux reins
Les rides sur mon visage me rappellent les montagnes de là où j'viens
On m'a menti, et c'est trop tard que je l'ai compris
On dit qu'ce pays n'est pas le mien alors qu'c'est moi qui l'ai construit

Je suis
Assis, et le destin a fait que j'me relèverai jamais
Dans cet océan j'ai l'impression d'avoir toujours ramé
Un casse-tête pour monter dans le bus
Aller au taff, passer leurs portes
Souvent les gens me regardent et me répondent que c'est pas de leur faute

Je suis
Heureux, jeune diplômé
Esprit bétonné, j'ai étonné
Ceux qui rêvaient de me voir abandonner
Ma famille est loin d'ici, j'espère que là-bas ils sont fiers
Je viens de gagner le combat qu'avait commencé ma mère

Je suis
Confiante, j'regarde ma classe un peu trop pleine pour moi
Et j'leur tiendrais la main jusqu'à ce que la réussite leur ouvre les bras
J'ai compris que parfois, les adultes sont paumés
Parce que les plus grandes leçons c'est eux qui me les ont données

Je suis
Énervé, dans mon quartier on s'ennuie loin de la ville
On écrit, on prie, on crie et j'ai des amis qui dealent
Mon grand frère est au chômage, mon pote se fait 5000 par mois
Au collège c'est le bordel, bientôt j'devrai faire un choix

Je suis
Loin, ce qu'il se passe chez moi n'intéresse pas grand monde
Pour les autres on vit un rêve mais pourtant souvent on tourne en rond
Tout est cher, avec le continent y'a comme une latence
La plage, les palmiers, mais moi j'suis pas en vacances

Je suis
Discrète, mon père m'a dit de ne pas faire de vague
Ma religion, un phare guidant mes pas depuis qu'j'ai mis les voiles
C'est drôle qu'il me surveille mais qu'il fasse tout pour
Me donner une leçon en m'empêchant d'aller en cours

Je suis
Inquiet, envers ma foi beaucoup de regards hautains
J'reçois des leçons par des types qui ne font rien pour leur prochain
L'humanité n'a pas plus d'coeur, j'vois le monde qui tourne et qui change
Et je suis triste de voir qu'il y a de moins en moins de gens le dimanche

Je suis
Amoureux, et je vois pas qui ça regarde
A part moi et celui avec qui j'partage mon lit le soir
Je l'aime, on slalome entre les insultes et les blagues
Dire qu'il y a peu de temps je n'avais pas le droit de lui offrir une bague

Je suis
Oublié, mes fins de mois se font sur le fil
C'est devenu rare d'aller au restau ou d'aller voir un film
Je suis qu'un chiffre, qu'un vote, qu'une statistique, un point de plus dans la foule
Moi j'suis juste né ici et j'ai l'impression que tout le monde s'en fout

Je suis
Un rendez-vous, un hasard, un match de foot, un mariage
Une manif', un anniv', une accolade, une bagarre
Une scène de crime, un jugement, un gosse qui rit, une erreur
Une montagne enneigée, je suis la pointe de la plume d'un auteur
Je suis les pleurs d'un départ, je suis la chaleur des bars
Je suis une saveur cinq étoiles ou bien le gras d'un kebab
Les flemmards, les couche-tard, les lève-tôt
Les râleurs, les regards dans l'métro
Un oncle raciste, un concert vide, la crise, la déprime qui ressert l'étau
Je suis l'excellence, l'élégance ou l’espérance d'une naissance
Ces campagnes dans l'silence, ces grandes villes immenses et denses
Je suis, un peu de moi et beaucoup des autres quand j'y pense
Je suis, la France