Très souvent, je pense à vous… Album

Artist(s): Patrick Bruel

Cover Art

Patrick Bruel Très souvent, je pense à vous… Cover Art

Tracklist

Madame

length: 3:28
composer: Barbara
lyricist: Barbara

Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi
Votre missive bleue, Madame
Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas
Pourtant, c'est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne pourrais rien, Madame
Vous savez, aujourd'hui, que de l'avoir perdu
C'est lourd à supporter, Madame

Vous demandez pardon de n'avoir pas compris
Ce qu'était notre amour, Madame
Vous n'aviez que ce fils, vous aviez peur pour lui
Et vous l'avez gardé, Madame
Ne me demandez pas ce qu'a été ma vie
Quand vous me l'avez pris, Madame
Je me suis toujours tu, ce n'est pas aujourd'hui
Que je vous le dirais, Madame
Vous eussiez préféré, je vous retrouve là
Qu'il fût mort en héros, Madame
Oui, c'eût été peut-être plus noble, je le crois
Que de mourir d'amour, Madame
Mais qu'il soit mort ici ou qu'il mourût là-bas
Auriez-vous versé moins de larmes?
Il en a décidé, lui seul avait le droit
Il faut vous résigner, Madame

C'est trop tard, maintenant, pour que je vous revienne
Et vous vieillirez seule, Madame
Et ne m'en veuillez pas si je parais cruel
Mais je l'ai trop aimé, Madame
Pour qu'à la fin du jour, près d'une cheminée
Nous évoquions ensemble, Madame
Celui que, vous et moi, nous avons adoré
Et perdu tout ensemble, Madame

Mais le chagrin m'égare, il faut me pardonner
J'ai mal de votre mal, Madame
Mais que faire, et quoi dire, puisqu'il s'en est allé?
Je ne puis rien pour vous, Madame
Pour la seconde fois, il va nous séparer
Non, je ne viendrai pas, Madame
Car, le perdre deux fois, c'est lourd à supporter
Vous me comprendrez bien, Madame

Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi
Votre missive bleue, Madame
Vingt fois l'ai relue, mes yeux n'y croient pas
Pourtant, c'est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne puis plus rien, Madame
Vous saurez, comme moi, que de l'avoir perdu
C'est lourd à supporter, Madame

Drouot

length: 3:46
lyricist: Barbara
composer: Barbara
Dans les paniers d'osier de la salle des ventes
Une gloire déchue des folles années trente
Avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes
Un vieux bijou donné par quel amour d'antan

Elle était là, figée, superbe et déchirante
Les mains qui se nouaient, se dénouaient tremblantes
Des mains belles encore, déformées, les doigts nus
Comme sont nus, parfois, les arbres en Novembre

Comme chaque les matins, dans la salle des ventes
Bourdonnait une foule, fiévreuse et impatiente
Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre
Les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus

Dans ce vieux lit cassé, en bois de palissandre
Que d'ombres enlacées, ont rêvé à s'attendre
Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes
Mais les choses murmurent si nous savons entendre

Le marteau se leva, dans la salle des ventes
Une fois, puis deux fois, alors, dans le silence
Elle cria: "je prends, je rachète tout ça
Ce que vous vendez là, c'est mon passé à moi"

C'était trop tard, déjà, dans la salle des ventes
Le marteau retomba sur sa voix suppliante
Tout se passe si vite, à la salle des ventes
Qu'on ne l'entendit pas

Près des paniers d'osier, dans la salle des ventes
Une femme pleurait ses folles années trente
Et revoyait soudain défiler son passé
Défiler son passé, défiler son passé

Car venait de surgir, du fond de sa mémoire
Du fond de sa mémoire, un visage oublié
Une image chérie, du fond de sa mémoire
Son seul amour de femme, son seul amour de femme

Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Froissant quelques billets, dedans ses main tremblantes
Froissant quelques billets, du bout de ses doigts nus
Quelques billets froissés, pour un passé perdu

Hagarde, elle sortit de la salle des ventes
Je la vis s'éloigner, courbée et déchirante
De son amours d'antan, rien ne lui restait plus
Pas même ce souvenir, aujourd'hui disparu

L’aigle noir

length: 5:19
composer: Barbara
lyricist: Barbara
Un beau jour
Ou était-ce une nuit?
Près d'un lac, je m'étais endormi
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir

Lentement, les ailes déployées
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi, dans un bruissement d'ailes
Comme tombé du ciel
L'oiseau vint se poser

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front, brillant de mille feux
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu

De son bec, il a touché ma joue
Dans ma main, il a glissé son cou
C'est alors que je l'ai reconnu
Surgissant du passé
Il m'était revenu

Dis l'oiseau, O dis, emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles

Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Comme avant, sur un nuage blanc
Comme avant, allumer le soleil
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles

L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel

Un beau jour, ou peut-être une nuit?
Près d'un lac je m'étais endormi
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir

Un beau jour, ou était-ce une nuit?
Près d'un lac je m'étais endormi
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir

Un beau jour, ou une nuit?
Près d'un lac, endormi
Quand soudain
Il venait de nulle part
Surgit un aigle noir

Un beau jour

Dis, quand reviendras‐tu ?

length: 3:58
composer: Barbara
lyricist: Barbara

Le mal de vivre

length: 4:09
composer: Barbara
lyricist: Barbara
Ça ne prévient pas, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c´est trainé de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C´est presque rien, mais c´est là
Ça vous ensommeille
Au creux des reins

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu´il faut bien vivre
Vaille que vivre

On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C´est pas forcément la misère
C´est pas Valmy, c´est pas Verdun
Mais c´est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu´il faut bien vivre
Vaille que vivre

Qu´on soit de Rome ou d´Amérique
Qu´on soit de Londres ou de Pékin
Qu´on soit d´Egypte ou bien d´Afrique
Ou de la porte Saint-Martin

On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu´il est long quand on doit le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n´en peut plus
Alors seuls dans le silence
D´une nuit qui n´en finit plus
Voilà que soudain on y pense
À ceux qui n´en sont pas revenus

Du mal de vivre
Le mal de vivre
Qu´ils devaient vivre
Vaille que vivre

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c´est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C´est presque rien, mais c´est là
Ça vous ensommeille
Au creux des reins

La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens, viens la vivre
Ta joie de vivre

Viens, viens la vivre
Ta joie de vivre

Du bout des lèvres

length: 2:13
composer: Barbara
lyricist: Barbara

Vienne

length: 4:32
composer: Roland Romanelli, Barbara
lyricist: Barbara
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

J' peux plus croire tout see' qui est marqué sur les murs.
J' peux plus voir la vie des autres même en peinture.
J' suis pas là pour les sourires d' après minuit.
M'en veux pas, si ce soir j'ai envie

D' me casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.
Les amis qui s'en vont
Et les autres qui restent.
Se faire prendre pour un con
Par des gens qu'on déteste,
Les rendez-vous manqués
Et le temps qui se perd

Entre des jeunes usés
Et des vieux qui espèrent

Et ces flashes qui aveuglent,
A la télé chaque jour,
Et les salauds qui beuglent
La couleur de l'amour
Et les journaux qui traînent,
Comme je traîne mon ennui,
La peur qui est la mienne,
Quand je m' réveille la nuit,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Et les filles de la nuit
Qu'on voit jamais le jour
Et qu'on couche dans son lit
En appelant ça d' l'amour
Et les souvenirs honteux
Qu'on oublie d'vant sa glace

En s' disant "J' suis dégueu
Mais j' suis pas dégueulasse !"
Doucement les rêves qui coulent
Sous l' regard des parents

Et les larmes qui roulent
Sur les joues des enfants

Et les chansons qui viennent
Comme des cris dans la gorge,
Envie d' crier sa haine
Comme un chat qu'on égorge,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer tout seul,
Si, ce soir, j'ai pas envie d' rentrer chez moi,

Si, ce soir, j'ai pas envie d' fermer ma gueule,
Si, ce soir, j'ai envie d' me casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix,
Casser la voix, Casser la voix.

Ma plus belle chanson d’amour

length: 4:48
composer: Barbara
lyricist: Barbara

Nantes

length: 4:13
lyricist: Barbara
composer: Barbara
Il a plu sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était alors inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage

"Madame, soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d'espoir
Il a demandé à vous voir"

À l'heure de sa dernière heure
Après bien des années d'errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé
Longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu'il m'était revenu

Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m'en souviens du rendez-vous
Et j'ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d'un couloir

Assis près d'une cheminée
J'ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l'habit du dimanche
Je n'ai pas posé de questions
À ces étranges compagnons
J'ai rien dit, mais à leurs regards
J'ai compris qu'il était trop tard

Pourtant j'étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m'a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais, l'histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un "je t'aime"

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l'ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Perlimpinpin

length: 4:53
composer: Barbara
lyricist: Barbara

Göttingen

length: 2:50
composer: Barbara
lyricist: Barbara
Bien sûr, ce n'est pas la Seine
Ce n'est pas le bois de Vincennes
Mais c'est bien joli tout de même
À Göttingen, à Göttingen

Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent
Mais l'amour y fleurit quand même
À Göttingen, à Göttingen

Ils savent mieux que nous, je pense
L'histoire de nos rois de France
Herman, Peter, Helga et Hans
À Göttingen

Et que personne ne s'offense
Mais les contes de notre enfance
"Il était une fois" commencent
A Göttingen

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen

Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l'âme grise de Verlaine
Eux c'est la mélancolie même
A Göttingen, à Göttingen

Quand ils ne savent rien nous dire
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même
Les enfants blonds de Göttingen

Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent
Mais les enfants ce sont les mêmes
A Paris ou à Göttingen

O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime
A Göttingen, à Göttingen

Et lorsque sonnerait l'alarme
S'il fallait reprendre les armes
Mon coeur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen

Was ich nun sage das klingt freilich
Für manche Leute unverzeihlich
Die Kinder sind genau die gleichen, in Paris wie in Göttingen

Mon enfance

length: 3:28
composer: Barbara
lyricist: Barbara
J'ai eu tort, je suis revenu
Dans cette ville loin perdue
Ou j'avais passé mon enfance
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir
Le coteau ou glissait le soir
Bleus et gris, ombres de silence
Et je retrouvais comme avant
Longtemps après
Le coteau, l'arbre se dressant
Comme au passé
J'ai marché, les tempes brûlantes
Croyant étouffer sous mes pas
Les voix du passé qui nous hantent
Et reviennent sonner le glas
Et je me suis couché sous l'arbre
Et c’étaient les mêmes odeurs
Et j'ai laissé couler mes pleurs
Mes pleurs
J'ai mis mon dos nu à l’écorce
L'arbre m'a redonné des forces
Tout comme au temps de mon enfance
Et longtemps j'ai fermé les yeux
Je crois que j'ai prié un peu
Je retrouvais mon innocence
Avant que le soir ne se pose
J'ai voulu voir
La maison fleurie sous les roses
J'ai voulu voir
Le jardin où nos cris d'enfants
Jaillissaient comme source claire
Jean-claude, et Régine, et puis Jean
Tout redevenait comme hier
Le parfum lourd des sauges rouges
Les dahlias fauves dans l’allée
Le puit, tout, j'ai tout retrouvé

Hélas
La guerre nous avait jeté là
D'autres furent moins heureux, je crois
Au temps joli de leur enfance
La guerre nous avait jetés là
Nous vivions comme hors-la-loi
Et j'aimais cela, quand j'y pense
Ou mes printemps, ou mes soleils
Ou mes folles années perdues
Ou mes quinze ans, ou mes merveilles
Que j'ai mal d’être revenu
Ou les noix fraîches de septembre
Et l'odeur des mûres écrasées
C'est fou, tout, j'ai tout retrouvé
Hélas
Il ne faut jamais revenir
Aux temps cachés des souvenirs
Du temps béni de son enfance
Car parmi tous les souvenirs
Ceux de l'enfance sont les pires
Ceux de l'enfance nous déchirent
Oh ma très chérie, oh ma mère
Où êtes-vous donc aujourd'hui?
Vous dormez au chaud de la terre
Et moi je suis venu ici
Pour y retrouver votre rire
Vos colères et votre jeunesse
Mais je suis seule avec ma détresse
Hélas
Pourquoi suis-je donc revenue
Et seule au détour de ces rues?
J'ai froid, j'ai peur, le soir se penche
Pourquoi suis-je venu ici
Où mon passé me crucifie?
Elle dort à jamais, mon enfance

Parce que je t’aime

length: 4:19
composer: Barbara
lyricist: Barbara
C'est parce que ton épaule à mon épaule
Ta bouche à mes cheveux
Et ta main sur mon cou
C'est parce que, dans mes reins
Quand ton souffle me frôle
C'est parce que tes mains
C'est parce que joue à joue
C'est parce qu'au matin
C'est parce qu'à la nuit
Quand tu dis "viens", je viens
Tu souris, je souris
C'est parce qu'ici ou là
Dans un autre pays
Pourvu que tu y sois
C'est toujours mon pays
C'est parce que je t'aime
Que je préfère m'en aller
Car il faut savoir se quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer

C'est parce que j'ai peur de voir s'endeuiller
Les minutes, les heures, les secondes passées
C'est parce que je sais qu'il faut un presque rien
Pour défaire une nuit et se perdre au matin

Je ne laisserai pas pencher sur notre lit
Ni l'ombre d'un regret, ni l'ombre de l'ennui
Je ne laisserai pas mourir au fil des jours
Ce qui fut toi et moi, ce qui fut notre amour
Il ne sera jamais emporté par le temps
Je l'emporte moi-même, il restera vivant

Oh, laisse-moi, oui, je t'aime
Mais je préfère m'en aller
Car il faut savoir se quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer

J'en ai vu, comme nous, qui allaient à pas lents
Et portaient leur amour comme on porte un enfant
J'en ai vu, comme nous, qui allaient à pas lents
Et tombaient à genoux, dans le soir finissant
Je les ai retrouvés, furieux et combattants
Comme deux loups blessés, que sont-ils maintenant?

Ca, je ne veux pas
Je t'aime
Je ne veux pas nous déchirer
C'est mieux, crois-moi, de nous quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer
C'est mieux, bien mieux, de nous quitter
Avant que ne meure le temps d'aimer

À mourir pour mourir

length: 2:46
composer: Barbara
lyricist: Barbara
À mourir pour mourir
Je choisis l'âge tendre
Et partir pour partir
Je ne veux pas attendre
Je ne veux pas attendre

J'aime mieux m'en aller
Du temps que je suis belle
Qu'on ne me voit jamais
Fanée sous ma dentelle
Fanée sous ma dentelle

Et ne venez pas me dire
Qu'il est trop tôt pour mourir
Avec vos aubes plus claires
Vous pouvez vous faire lanlaire

J'ai vu l'or et la pluie
Sur des forêts d'automne
Les jardins alanguis
La vague qui se cogne
La vague qui se cogne

Et je sais, sur mon cou
La main nue qui se pose
Et j'ai su, à genoux
La beauté d'une rose
La beauté d'une rose

Et tant mieux s'il y en a
Qui, les yeux pleins de lumière
Ont préféré les combats
Pour aller se faire lanlaire

Au jardin du bon dieu
Au fond, quelle importance
Qu'on s'y couche amoureux
Ou tombé pour la france
Ou tombé pour la france?

Il est d'autres combats
Que le feu des mitrailles
On ne se blesse pas
Qu'à vos champs de bataille
Qu'à vos champs de bataille

Et ne comptez pas sur moi
S'il faut soulager mes frères
Et, pour mes frères, ça ira
J'ai fait ce que j'ai pu faire

Si c'est peu, si c'est rien
Qu'ils décident eux-mêmes
Je n'espère plus rien
Mais je m'en vais sereine
Mais je m'en vais sereine

Sur un long voilier noir
La mort pour équipage
Demain, c'est l'au revoir
Je quitte vos rivages
Je quitte vos rivages

Car mourir pour mourir
Je ne veux pas attendre
Et partir pour partir
J'ai choisi l'âge tendre

Pantin

length: 2:49
composer: Barbara
lyricist: Barbara